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Updated: CAUTG/APAUC Statement on the 2019 Nobel Prize for Literature

La version française suit.

The following statement on Peter Handke and the Nobel Prize for Literature was approved by the CAUTG/APAUC Executive on 17 November 2019.

We acknowledge both Handke’s literary talent and place in German-language literature of the 1960s, 1970s and 1980s and the abhorrent positions he has taken and statements he has made. 

We are troubled by the continued Eurocentrism of the awards announced in 2019 and the Swedish Academy’s assertion—when confronted with questions about Handke’s past actions and statements—that “this is a literary prize not a political prize.” As scholars of literature, film, art, and culture, we find this position to be antithetical to a thoughtful and critical position on historical context.

What we find especially troubling about the Swedish Academy’s postulation of the separability of art and politics is the lack of acknowledgment of and compassion for the victims of the Yugoslavian war crimes of the 1990s. The CAUTG expresses its concern for the many victims who faced a renewed trauma in recent weeks, apparently unrecognized by the Swedish Academy, which maintains a privileged position of supposedly being able to consider cultural work wholly divorced from the positions held by the person who produced it.

Déclaration de la CAUTG/APAUC sur le prix Nobel de littérature

La déclaration suivante sur Peter Handke et le prix Nobel de littérature a été approuvée par le comité exécutif de la CAUTG/APAUC le 17 novembre 2019.

Nous reconnaissons à la fois le talent littéraire de Handke et sa place dans la littérature germanophone des années 1960, 1970 et 1980, ainsi que ses positions et déclarations odieuses.

Nous sommes troublés par la persistance de l’eurocentrisme des prix annoncés en 2019 et par l’affirmation de l’Académie suédoise – confrontée à des questions sur les actions et déclarations passées de Handke – selon laquelle « il s’agit d’un prix littéraire et non d’un prix politique ». En tant que spécialistes de la littérature, du cinéma, de l’art et de la culture, nous trouvons cette position contraire à une position réfléchie et critique sur le contexte historique.

Ce que nous trouvons particulièrement troublant dans le postulat de l’Académie suédoise sur la séparabilité de l’art et de la politique, c’est le manque de reconnaissance et de compassion pour les victimes des crimes de guerre commis par la Yougoslavie dans les années 1990. L’APAUC exprime sa préoccupation pour les nombreuses victimes qui ont subi un traumatisme renouvelé au cours des dernières semaines, apparemment non reconnu par l’Académie suédoise, qui conserve une position privilégiée, celle de prétendument pouvoir considérer un travail culturel comme totalement indépendant des opinions de son auteur.

FK

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